29 août. Billet de veille : la BLOCKCHAIN

ScreenHunter_477 Aug. 28 15.45La blockchain est une technologie qui n’a ni gestionnaire ni contrôle centralisé. Littéralement, elle désigne une chaine de blocs dans lesquels sont stockés des informations de toutes natures. L’ensemble de ces blocs forme une base de données ressemblant aux pages d’un livre de comptes.

Une blockchain spécifique est donc déployée au sein de chaque réseau utilisant cette technologie. Publique ou privée (dite aussi « de consortium »), elle permet de stocker et transmettre des informations sécurisées (cryptage) entre différents acteurs pouvant chacun accéder aux données d’historique des échanges, ces informations étant permanentes et indestructibles. La blockchain est susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions.

L’accès à une blockchain publique est possible avec une monnaie programmable, comme le Bitcoin. Chaque bloc d’informations est validé par les nœuds du réseau – individus ou organisations appelés mineurs qui fournissent le matériel informatique nécessaire pour traiter des problèmes cryptographiques en temps réel – et horodaté avant d’être ajouté aux blocs déjà présents. La transparence est l’un des piliers de cette technologie, les membres du réseau (nœuds) valident les inscriptions sur les blocs au travers d’un pseudonyme et suivant un degré de transparence adapté au niveau de confidentialité souhaité.  L’utilisation de la blockchain se décline en trois catégories :

  • Les applications pour le transfert d’actifs (opérations bancaires, titres, votes, …)
  • Les applications de type registre pour assurer une meilleure traçabilité des produits et des actifs
  • Les smart contracts,  programmes autonomes de type « If This, Then that » qui, une fois démarrés, exécutent automatiquement et sans intervention humaine les conditions et termes d’un contrat .

De nombreux domaines peuvent être concernés si la blockchain est appréciée, comme le recommande un rapport très complet du Government Office for Science britannique sur le sujet, « sous le prisme d’un registre distribué »:

  • Les objets connectés,
  • La Santé : (projet Enigma du MIT par exemple) pour la gestion des données médicales par chacun, au travers d’autorisations d’accès (médecin traitant, famille…) et de procédures pouvant être plus complexes (clés privés) pour l’accès aux données pour un hôpital,
  • L’Education: (projet Bitproof par exemple) pour éviter les faux diplômes en attribuant à chaque diplôme un identifiant unique crypté dans une blockchain. Le premier dans le monde à le faire a été le pôle universitaire Léonard de Vinci, à Paris,
  • Le travail collaboratif : (projet Backfeed.cc par exemple) en permettant la création de valeur et sa distribution équitable selon la contribution de chacun, sous forme de jetons qui prennent différentes valeurs au cours du temps. Les organisations collaboratives décentralisées (DCO), reposant sur des blockchains, pourraient remplacer les entreprises dans leur forme actuelle,
  • Les actes citoyens, comme le vote en ligne.

ScreenHunter_478 Aug. 28 15.48En France, le phénomène Blockchain reste encore trop confidentiel contrairement au Royaume Uni notamment et bien que les experts du domaine le comparent à l’arrivée de l’Internet. la Caisse des Dépôts et Consignations a lancé le 16 décembre 2015 un « laboratoire d’innovation sur la technologie Blockchain » en partenariat avec AXA, BNP Paribas, Blockchain Solutions, le Groupe BPCE, Cellabz, le CNAM, CNP Assurances, le Crédit Agricole, Croissance Plus, Paymium, et le Pôle de Compétitivité « Finance Innovation ».


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